
Lentement, le vampire sortit de son cercueil et huma le
délicieux parfum que dégageait la jeune femme. Il marcha jusqu'à sa proie puis caressa la douce peau d'Arnys.

Spartaniël n'avait donc point faim? Désirait-il nous la donner en gage de sa gratitude?

Peu importe, on ne pouvait gâcher une si belle nourriture. Il souleva délicatement la nuque de la paysanne et frotta avec sensualité son nez contre le cou de celle-ci.
Soudain, une violente vision lui fit parcourir l'esprit de la belle servante.
Il ne vit que l'image de Spartaniël flotter dans ses pensées...
Comment osait-elle rêver de son bien aimé, dont elle ne connaissait rien, même pas le nom?!
-Eh bien, ma chère, il est temps de vous ôter la vie, et vite! cracha-t-il, l'âme enflammée par la jalousie.
Arnys ouvrit les yeux, réveillée par la voix de Dryon.
-Aaaah! cria-t-elle, surprise de ne pas voir Spartaniël.
-Chut!, murmura le vampire, déterminé à la faire taire, et ce...pour l'éternité.

Il prit le cou de la servante à deux mains et commença à planter ses crocs dans sa chair.

Elle gémit de douleur mais ayant ses deux mains de libre, elle essaya de le repousser.
Dryon, étonné qu'une proie ose le toucher, releva la tête. Arnys en profita pour le gifler violemment. Il étouffa une plainte roque en passant sa main sur sa joue endolorie.
Mais quelle catin! jura-t-il silencieusement.




















