Chapitre 4: ''Doutes''

Chapitre 4 ''Doutes''
Chapitre 4: ''Doutes''

Une fois la belle paysanne recouchée dans son lit
Spartaniël se téléporta dans la salle à manger. Il avait ressenti la présence de Dryon ainsi que sa grande jalousie, mais il n'avait eu le temps de lui parler que celui-ci s'était déjà éclipsé.

''Il se calmera seul alors...'' se résigna Spartaniël.
Ne pouvant se rendormir, le vampire attendit que le soleil laissa place à la lune pour se rendre sur le toit de sa demeure.

Il frissonna de plaisir au contact de l'air frais et doux de la nuit. Sa joie redoubla à la vue de la pleine lune. Elle paraissait avoir compris que le sombre vampire aurait besoin de ses rayons blanchâtres pour lui écrire ses pensées.

Il s'installa donc à la table et commença à rédiger sa lettre.

Chaque jours passés sur cette terre avait son manuscrit. Voilà qu'aujourd'hui, il inscrit le numéro douze mille cent quatre vingt six en haut, à gauche du papier. Il était fidèle à cette coutume car comme la chambre, ces lettres étaient un hommage qui lui permettaient de compter les jours qui le séparaient de son adorée et de son bonheur disparus. Cela était bien triste, cependant, ce serait encore plus misérable s'il ne pouvait vider son esprit et son coeur envahis d'une mélancolie trop grande à supporter.

En posant son regard sur l'astre, il voyait l'image angélique de Myrnrelle.
Je t'entends mon aimé...

Spartaniël sursauta. Ce murmure fut si faible, à peine audible, identique à une légère brise...Mais il l'entendit et s'empêcha de croire à son retour.

Ce ne fut sûrement que son esprit qui lui joua à nouveau des tours. Il était atteint d'une souffrance morale qui s'était peu à peu transformé en une démence qui le torturait, chaque fois qu'il osait penser à elle...

-Cela suffit. termina-t-il.
Sur ces mots, il signa la lettre, la plia en deux et se rendit à sa bibliothèque, une fois qu'il eut refermer son encrier et qu'il eut fait un salut à la lune.

Il se dirigea vers une boîte orientale, où reposaient toutes les anciennes lettres, l'ouvrit soigneusement, et y mit le papier recouvert de ses mots.

''Je ne peux continuer ainsi...Il me faut vivre du changement...''conclut-il.